J’ai acheté le système « Full Self-Driving » de Tesla en Europe il y a 6 mois. Est-ce qu’il s’est amélioré ?
Ça fait 6 mois que j’ai acheté la fonction « Full Self-Driving » (FSD) de Tesla sans abonnement sur ma Tesla Model 3 Performance 2025, ici en Europe (aux Pays-Bas). Dans cette vidéo, je te donne mon avis honnête et concret sur l’évolution du logiciel grâce aux dernières mises à jour, les améliorations majeures qu’on a constatées, les petits problèmes de sécurité qui subsistent (comme les horribles dos d’âne et les sorties d’autoroute), et je te dis si tu devrais acheter une Tesla d’occasion équipée du FSD ou t’abonner au FSD dès aujourd’hui.
Quels sont les principaux points positifs et négatifs du FSD de Tesla en Europe ?
Les conducteurs européens qui testent le mode « Full Self-Driving (Supervised) » de Tesla — surtout dans des pays comme les Pays-Bas, l’Allemagne et le Royaume-Uni — découvrent un ensemble unique d’avantages et d’inconvénients, lié à la densité et à la complexité du réseau routier européen, ainsi qu’aux réglementations strictes de la CEE-ONU en matière d’aides à la conduite.
Les plus populaires
- Réduction du stress dans les embouteillages : les conducteurs ne cessent de souligner à quel point le FSD leur épargne un effort mental considérable lors des gros bouchons ou des longs trajets sur autoroute. En prenant en charge les micro-ajustements liés aux arrêts, aux redémarrages et au maintien de la voie, il réduit considérablement la fatigue.
- Une maîtrise impressionnante des ronds-points complexes : les anciennes versions du logiciel Autopilot avaient du mal avec les ronds-points à plusieurs voies, mais le système FSD de bout en bout gère les priorités, les ronds-points et les carrefours giratoires avec une fluidité et une assurance surprenantes.
- Contrôle de la vitesse et freinage en douceur : les accélérations et les ralentissements sont nettement plus naturels et plus « humains » qu’avec l’Autopilot d’avant, ce qui évite les arrêts brusques et « robotiques » des anciennes versions du logiciel.
- Excellente perception de l’environnement urbain : le FSD fait preuve d’une excellente perception de l’espace, notamment des piétons, des cyclistes et des feux de signalisation qui l’entourent dans les zones très fréquentées du centre-ville.
Les plus « J’aime pas »
- Restrictions réglementaires (restrictions de la CEE-ONU) : À cause des réglementations européennes de la CEE-ONU (comme le DCAS), les mises à jour logicielles en Europe restent très limitées en termes d’accélération latérale, d’agressivité dans les virages et de timing des changements de voie automatiques. Du coup, le FSD donne souvent l’impression d’être bien plus bridé et hésitant que la version américaine.
- Trop prudent / Rythme trop lent : Les conducteurs se plaignent souvent que le système est trop timide. Il a tendance à accélérer trop lentement au feu rouge, à garder des distances de sécurité trop importantes sur autoroute et à céder le passage inutilement dans les rues résidentielles européennes étroites.
- Difficultés liées aux règles de circulation et au tracé des routes locales :
- Priorité venant de la droite : tu risques de ne pas voir les routes secondaires cachées par des buissons ou hors de vue, où les véhicules venant de la droite ont la priorité.
- Voies réservées aux bus et lignes de tram : des conducteurs signalent des cas où le système confond les voies réservées aux bus ou aux transports en commun avec les voies de circulation normales.
- Problèmes d’interprétation des feux tricolores : il hésite ou freine brusquement devant les feux orange, et se laisse parfois déstabiliser par des emplacements de feux non standard ou hors des normes européennes.
- Surveillance des conducteurs inattentifs : le système d’alerte par caméra embarquée prévient les conducteurs presque immédiatement s’ils détournent le regard, même pendant quelques secondes seulement. Bien que soucieux de la sécurité, beaucoup trouvent que ça gâche le côté relaxant de la conduite automatisée.
- Rapport prix/valeur : Compte tenu des tarifs actuels d’abonnement et d’achat dans l’UE, de nombreux utilisateurs ont l’impression que ce logiciel sert davantage d’outil de supervision avancé que de véritable substitut au conducteur, ce qui rend difficile de justifier cette dépense mensuelle récurrente.
Vaut-il mieux s’abonner au FSD de Tesla ou acheter une Tesla d’occasion équipée du FSD ?
Maintenant que je possède ma Tesla Model 3 Performance avec FSD, je peux dire que je la rachèterais, avec ce que je sais aujourd’hui et après l’avoir utilisée. Même s’il y a des limites, notamment sur certaines fonctionnalités comme Smart Summon, qui ne marche pas très bien en Europe. Ce que tu dois faire, c’est bien sûr à toi de voir. Mais en gros, voici ce que je te conseille :
- Opte pour l’abonnement si : tu possèdes ou tu achètes une Tesla récente (HW4/AI4), tu roules pas trop, ou tu veux pouvoir activer et désactiver les fonctionnalités logicielles sans que ça affecte la valeur de revente de ta voiture.
- Opte pour l’achat d’une voiture d’occasion avec le FSD si : tu trouves une annonce à un bon prix chez un particulier ou chez un concessionnaire autre que Tesla, où le vendeur n’a pas pris en compte la valeur totale du FSD dans le prix, et que tu prévois de conduire cette voiture pendant au moins 4 ans.
Commentaires
Tu as déjà conduit une Tesla équipée du logiciel Full Self Driving ? Comment ça s’est passé ? Tu prévois de t’abonner ou d’acheter une Tesla (d’occasion) avec une licence perpétuelle pour le logiciel FSD ? Écris-moi dans les commentaires et partage ton expérience ici avec les autres lecteurs.
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